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LA PROFESSIONNALISATION
DANS LA DISTRIBUTION DE PREVISION
Ces
jours derniers, nous avons vu dans les médias une nouvelle inquiétante,
pour la première fois, depuis qu'ont été créés les plans de pensions
individuels, les contributions nettes de l'année ont diminué par
rapport à l'année précédente. Il est vrai qu'il ne s'agit que d'un
4.4%, toutefois la nouvelle, bien qu'elle doive être nuancée, n'est
cependant pas bonne.
Nombreux
sont ceux qui se sont emparés de cette information pour en responsabiliser
l'incertitude fiscale, toutefois pour l'auteur de cet article, cela
lui semble une vision pour le moins partielle.
En
analysant le fond de la campagne de pensions de l'année dernière,
une donnée saute aux yeux, c'est que l'investissement publicitaire
développé par les organismes dans leur ensemble a baissé de 30%,
de 42 millions d'euros à un peu plus de 29. D'importante, cette
baisse a été radicale chez quelques concurrents, concrètement dans
le cas de la Banque Santander, leader du marché pour ce type de
produits.
Depuis
plusieurs années le Santander croissait moins que le marché pour
les plans de pensions individuels, de sorte que son concurrent immédiat,
le BBVA, le talonnait de façon si pressante que, dans un des rapports
trimestriels d'INVERCO, il apparaissait même devant le leader historique.
Dans ce contexte, le Santander décide de ne pas faire d'investissement
à la Télévision en soutien à la campagne de produit en 2005, et
le résultat de cette dernière a comparativement été, malgré cela,
meilleur que celui produit lors des années précédentes.
Interpréter
les mouvements du leader est une des tâches de tout stratège qui
se respecte. Maintenant, c'est au tour du marché de tirer les enseignements
de l'expérience, pour le moins courageuse, de la banque Santander.
A
notre avis, ce résultat a démontré qu'on peut faire de bonnes campagnes
avec des appuis publicitaires de base, ce qui implique, que ce qui
est important dans les campagnes de notre marché, se centre plus
sur l'activité commerciale et l'assistance réelle que sur les appuis
d'image.
En
tout cas, ce que nous enseignent les recherches sectorielles, c'est
que la majorité des clients qui quittent une société pour une autre,
qu'ils reçoivent ou non des cadeaux, c'est qu'ils étaient également
mécontents de l'assistance ou de la rentabilité des produits de
la société d'où ils venaient.
En
unissant les deux concepts, nous pouvons en tirer une conclusion.
On peut diminuer la publicité et ne pas perdre de ventes, mais cependant
les clients perdus le sont presque toujours car mécontents de la
rentabilité ou de l'assistance. Nous pouvons affirmer que le facteur
fondamental pour gagner des parts de marché et retenir les clients
est le professionnalisme conjoint des gestionnaires et des conseillers.
Les
années qui viennent imposeront dans la tâche du conseil et de la
commercialisation de produits financiers, une exigence croissante
de professionnalisme, du jugement et de l'attention au client, à
laquelle nous devons consciencieusement nous préparer
. Comme nous l'avons vu, même pour les produits pour lesquels
traditionnellement l'assistance était moins nécessaire, comme pour
ceux de prévision sociale, le client est chaque jour plus exigeant.
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